La fracture de la cheville est une des fractures des membres inférieurs les plus courantes, en particulier chez les femmes âgées et les hommes jeunes. Un traitement chirurgical ou non chirurgical est généralement suivi d’une période d’immobilisation pour prévenir les complications telles que les cals vicieux. En raison de la fracture et la période d’immobilisation qui lui fait suite, les gens éprouvent souvent des douleurs, de la raideur, de la faiblesse et une enflure à la cheville, ainsi qu’une diminution des capacités d’activités. Cette revue a examiné les données sur les effets de différentes interventions de rééducation pour ces fractures.

La rééducation après fracture de la cheville peut commencer dès que la fracture a été traitée, que ce soit chirurgicalement ou non chirurgicalement, à l’aide de différents types d’immobilisation permettant de commencer rapidement à faire peser du poids ou à s’exercer. Alternativement, la rééducation, notamment la kinésithérapie ou la thérapie manuelle, pourra commencer après la période d’immobilisation.

cheville cassée combien de temps -huit études totalisant 1 896 participants ont été incluses dans cette revue. Nombre de ces essais étaient potentiellement biaisés.

Trois études avaient examiné des interventions de rééducation commençant pendant la période d’immobilisation suivant un traitement non chirurgical. Il existe quelques preuves très limitées du bénéfice à court terme d’un certain type d’attelle, en comparaison avec l’immobilisation à l’aide d’un plâtre ou d’une gouttière. Il n’y avait pas de données probantes concernant l’hypnose.

Trente études avaient examiné des interventions de rééducation commençant pendant la période d’immobilisation suivant un traitement chirurgical. Dix d’entre elles avaient comparé l’utilisation d’une forme amovible d’immobilisation combinée à de l’exercice avec la seule immobilisation par plâtre. Il semble en ressortir que l’utilisation d’une attelle amovible permettant d’effectuer de légers exercices de la cheville pendant la période d’immobilisation peut faciliter le retour aux activités normales, réduire la douleur et améliorer les mouvements de la cheville. Cependant, l’incidence des effets indésirables (tels que des problèmes de plaie chirurgicale) pourrait également en être augmentée. Recommencer rapidement à marcher pourrait également améliorer légèrement les mouvements de la cheville. Une petite étude biaisée montrait que la neurostimulation, une forme d’électrothérapie, pourrait être bénéfique à court terme. Il n’y avait guère de données concluantes sur ​​ce qui serait le meilleur type de support ou d’immobilisation.

Cinq études avaient examiné différentes interventions de rééducation commençant après la période d’immobilisation. Il n’existe aucune preuve d’amélioration de la fonction lorsque l’étirement ou la thérapie manuelle sont ajoutés à un programme d’exercice, ou lorsqu’un programme d’exercices est comparé aux soins habituels. Une petite étude potentiellement biaisée avait constaté une réduction de l’enflure de la cheville quand la diathermie à ondes courtes pulsées était effectuée de manière non-thermique plutôt que thermique.