Pièce phare de nos dressings, le sweat-shirt (qui se prononce d’ailleurs « swèt » et non « swit » ! ) est devenu un incontournable. sweat drole , ce bout de tissu n’était pas vraiment bien parti.
Quand on s’appelle littéralement « maillot pour transpirer », on part forcément avec un handicap.
Mais malgré un nom qui n’envoie pas vraiment du pâté, le sweat-shirt a réussi à s’imposer sur les podiums des fashion weeks et devenir une pièce ultra méga giga tendance.

Flash-back sur l’histoire de celui à qui personne ne prononce le nom correctement.

La naissance
Comme l’évoque son nom, le sweatshirt a été conçu à la base pour absorber la transpiration.
Tout droit venu des States, il est né dans les années 20 sur les terrains de sport des campus. Avant l’arrivée du « maillot pour transpirer », les sportifs de l’époque été équipés de pulls en laine, qui les faisaient transpirer comme des phoques et irritaient leur peau. sweat drole .

Mais si l’arrivée du sweat fût une petite révolution, on ne sait malheureusement pas à qui en attribuer les mérites. Plusieurs marques revendiquent en effet sa paternité dont Fruit Of The Loom, Jerzees qui est une filiale de Russel Brand LLC, Champion et Russel Athletic.

L’ascension
Dans les années 50, la marque Russel Athletic révolutionne le sweatshirt. La marque décide de mélanger du coton et du polyester et obtient ainsi un produit beaucoup plus résistant.
Ce fut une super idée car, en plus d’être bien plus qualitatif que les sweats 100% coton, il se pare du très célèbre gris chiné (la fibre de coton est blanche et celle du polyester est noire) que l’on retrouve maintenant sur de nombreux modèles.

C’est à partir de ce moment que le marché du sweat-shirt explose. De nombreuses marques se mettent à produire leur modèle.
Avec les techniques de flocage élaborées dans les années 30 qui permettent d’imprimer sur le tissu, le sweat-shirt devient personnalisable. D’abord utilisé par les équipes sportives, les étudiants commencent à se l’approprier et affichent fièrement leurs couleurs et le nom de leur université.
C’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui (coucou les étudiants, on a fait un article pour vous !).

La consécration
Le sweat-shirt connait son apogée dans les années 80.
Les eighties c’est l’époque du culte du corps. Le sport est perçu comme un véritable plaisir et les centres de remise en forme battent leur plein. Le sweat-shirt retrouve sa fonction d’origine à savoir être un « maillot pour transpirer ».
Grâce à son coton, il va alors séduire et absorber la sueur de millions de jeunes (bon appétit si vous mangez), obsédés par leurs muscles, qui se ruent dans les salles de sport pour ressembler à Rocky, l’héroïne de Flashdance ou encore à Véronique et Davina.